50 ans d'histoire

Aujourd’hui, avec ses 28 000 membres, la Coopérative funéraire de l’Abitibi est l’une des plus importantes au Québec et se base toujours sur sa véritable raison d’être, c’est-à-dire d’offrir à toute la population un éventail complet de services funéraires de haute qualité, à des coûts justes, dispensés dans la dignité par un personnel compétent. Plusieurs projets sont en incubation, mais toujours dans le souhait de rester fidèle aux principes fondamentaux et d’être à l’écoute des besoins sans cesse changeant des membres.

2024
50e anniversaire 


Les festivités furent soulignées par la production d’un documentaire professionnel issu de dizaines d’entrevues réalisées aux 5 coins de la région par Guillaume Beaulieu et Louis-Éric Gagnon, ainsi que la diffusion de celui-ci lors d’une soirée spéciale incluant un partage en groupe et la remise d’un livret commémoratif.​

2021

Après plus de 400 aquamations complétées et plusieurs défis/enjeux opérationnels, la décision est prise de se départir de l’unité d’aquamation et d’acheter un 2e four crématoire pour Rouyn-Noranda. La demande n’était pas à la hauteur des espérances et il y avait des pépins techniques qui pesaient aussi dans la balance.


Le 25 septembre, lors de l’assemblée générale annuelle de la Coopérative, les membres acceptent la proposition de modifier le nom de l’entreprise pour « Coopérative funéraire de l’Abitibi ». Des débuts à aujourd’hui, la distinction coopérative a changé et l’implication bénévole pour permettre d’offrir les services à bout de bras fut remplacée par le travail rémunéré. Il reste toutefois un intérêt à faire vivre la base démocratique, le souci de l’écoute des membres et les principes d’entraide et d’achat local.

2020

Le 1er avril, la Coopérative funéraire de l’Abitibi-Témiscamingue fusionne officiellement avec ses deux filiales. Les Maisons funéraires Blais et le Complexe funéraire J.H. Fleury ne sont plus qu’un souvenir. Au même moment, la pandémie de COVID-19 a transformé à grande vitesse les comportements d’achat et les habitudes rituelles de la population. La Coopérative a dû s’adapter rapidement.

2019
Acquisition du Complexe funéraire J.H. Fleury


Le 1er octobre, c’est au tour du seul concurrent privé de Rouyn-Noranda de passer aux mains de la Coopérative puisqu’il était intéressé de vendre. Par cette transaction, la Coopérative s’est assurée de fermer toutes les portes aux éventuels investisseurs étrangers qui auraient pu vouloir s’installer facilement en Abitibi.

Le 5 novembre, les 2 150 membres du secteur Témiscamingue s’unissent et forment la nouvelle coopérative funéraire du Témiscamingue. Ils procéderont le 1er décembre de la même année à l’acquisition du salon funéraire Robert et fils.

2017
Acquisition des Maisons funéraires Blais inc.


Le 1er novembre, la Coopérative funéraire de l’Abitibi procède à l’acquisition afin d’empêcher celle-ci d’être vendue à une entreprise américaine. Cette décision fut prise en considération des intérêts des gens de la région. En soi, l’annonce de cette acquisition fut perçue comme un grand accomplissement positif par de nombreux membres puisqu’après avoir peiné pour gagner des parts de marché année après année, racheter le principal concurrent privé semblait utopique quelques années plus tôt. 

2016
Lancement du service d’aquamation


Nous sommes les 2e au Québec, après le Salon funéraire LeSieur de Granby.


2009
Lancement de la Politique de développement durable


On réalise alors des embaumements écologiques et on vend des cercueils écologiques, ainsi que des urnes biodégradables. Un prix fut même gagné à cet effet lors du Gala de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda.

Nous achetons l'ancienne SAQ de Val-d'Or et la transformons en un très grand salon funéraire muni d'une belle chapelle.

2005

Le salon de Rouyn-Noranda devient un complexe funéraire avec la construction de la chapelle et des salles de réception.

2004

Nouveau point de service à Malartic

2003

Relocalisation du salon de La Sarre dans une bâtisse neuve.

2000

Le 27 février, la Coopérative inaugure ses nouvelles installations d'Amos. Moins de deux mois plus tard, elle termine l'établissement d'un autre salon, cette fois à Ville-Marie.

1989

La Coopérative funéraire de L'Abitibi-Témiscamingue compte plus de 21 554 membres, ce qui constitue environ 15 % de la population régionale. Elle occupe alors une part de marché de 32,8 %, soit la proportion la plus élevée parmi toutes les coopératives funéraires québécoises.

1982
Installation du 1er four crématoire en Abitibi


Ce mode de disposition est de plus en plus populaire et, avant cette installation, les maisons funéraires de notre région devaient envoyer à Montréal tous les défunts à incinérer.


Au cours des années 80, les changements dans les mœurs au niveau funéraire se font étape par étape et non sans heurter les plus traditionalistes. Par exemple, le remplacement des lourds rideaux rouge vin foncé par des plus légers de couleur saumon, ont nécessité bien des discussions pour les faire accepter. Plusieurs résistaient à cette idée parce que la mort a toujours été associée à la noirceur et à une certaine lourdeur dans le deuil, tandis que les plus jeunes préféraient la voir comme une vie complétée à célébrer et qui donne lieu à des retrouvailles familiales où on ne doit pas se sentir mal de sourire.

1977
Déménagement du siège social à Rouyn-Noranda

Un des plus gros défis du moment fut de recruter un thanatologue, puisque ceux-ci étaient non seulement indispensables, mais aussi très rares et se partageant le métier de père en fils en pratique privée. Finalement, des membres des débuts sont parvenus à recruter M. Éthier de Maniwaki tout en rachetant son matériel et son entreprise funéraire qui avait connu des difficultés. Tout comme les bureaux de la coopérative funéraire, son laboratoire fut installé dans la Maison coopérative (anciennement Les retraites fermées) à Rouyn-Noranda. La première année, 300 funérailles sont effectuées dans la région.

1975-76

Elle devient la Coopérative funéraire de L'Abitibi-Témiscamingue.


Dès le début, les instigateurs avaient compris qu’il fallait absolument regrouper toute la région en une seule coopérative pour une meilleure force de frappe, pour l’achat en gros, pour minimiser les frais administratifs et pour la gestion des actifs. Avec son siège social à La Sarre, elle compte rapidement 3 points de services, situés à Amos, Rouyn-Noranda et Ville-Marie. Au cours de l'année financière 1975-1976, la suite de l’implantation solide de comités de secteur partout dans la région par une mobilisation exceptionnelle, permet de poursuivre l’ascension et ainsi ouvrir d'autres succursales à Malartic, Senneterre et Val-d'Or. Après dix mois d'activités, la Coopérative compte plus de 8 000 familles dans ses rangs et, au cours de cette période, elle dépasse ses objectifs en atteignant ainsi son niveau d'autofinancement.

1974

Au début des années 70, des citoyens de la région de l’Abitibi-Témiscamingue s’organisent et discutent entourant les possibilités de faire mieux au niveau des coûts et d’éviter des dérives « d’exploitation de la mort » dans le milieu funéraire, suite à plusieurs expériences douloureuses vécues à l’époque. En 1974, un groupe de personnes issues du monde syndical de la région de La Sarre se rend à la Coopérative funéraire Lac-Saint-Jean, qui avait été créée un an plus tôt aussi par des syndicalistes, afin de recueillir de l'information sur les démarches à entreprendre pour fonder une coopérative funéraire. Les franco-ontariens de Sudbury qui s’étaient dotés d’une coopérative funéraire afin d’être servis dans leur langue, a aussi servi d’inspiration.

Sur le document de « déclaration d’association », les fondateurs sont presqu’exclusivement d’Abitibi-Ouest et issus du milieu de l’enseignement. Il faut rappeler que le contexte d’avant-garde de la création de la 2e polyvalente au Québec et la première en Abitibi-Témiscamingue à La Sarre, a fait venir localement un contingent de jeunes professeurs dynamiques de partout au Québec. Nous étions alors en pleine Révolution tranquille et ces jeunes syndicalistes voyaient grand, dès la fin des années 60. La formule coopérative avait fait des adeptes dans d’autres domaines au sein de la région et ces gens voyaient là une rampe de lancement vers une autre petite révolution à faire, mais tout en étant pragmatique. Ils étaient surtout en quête de justice sociale. De plus, ils souhaitaient que la Coopérative participe à l'économie du Québec en favorisant l'achat de produits de chez nous. L'entreprise nouvellement créée prend le nom de Coopérative funéraire du Nord-Ouest québécois.


La pérennité de l'entreprise est assurée par l'impossibilité de partager la réserve générale, alors il est presque impossible que l'entreprise soit vendue à des intérêts étrangers. Compte tenu de son caractère coopératif et sans but lucratif, la Coopérative établit ses tarifs en retenant seulement la marge bénéficiaire nécessaire à la bonne marche de ses opérations. La possibilité de choisir les produits et services à la carte par les clients fut et est encore une règle d’or de la Coopérative.